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Contribution : La gauche : l’espoir et la réforme

Contribution présentée par Agir en Jeunes Socialistes et Erasme

Les animateurs/trices fédéraux : Jérémy Loncle (02), Camille Jean (07), Léo Lachambre (21), Charlène Minon (22), Romain Entat (26), Basile Imbert (30), Alison Paquette (36), Julien Lesince (45), Arthur Kobiela (49), Loick Mercier (56), Simon Josserand (71), Paul Murat-Craïs (82), Guillaume Fourgeaud (87), Manon Flamand (89), Angélique Susini (94).

Les coordonnateurs/trices régionaux : Prudence Adjanohoun (Bourgogne Franche-Comté), Romane Baudet (Bretagne), Mathilde Fouchet (Centre Val de Loire), Marie Rolland (Bourgogne Franche-Comté).

Les membres du Bureau National : Yasin Amrouche, Pauline Blanc, Sophie Dernois, Matthieu Jouvet, Charlotte Martinon-Uro, Guillaume Menier, Olivier Trapani.

Les membres de la Commission Nationale d’Arbitrage : Charlotte Lemahieu, Samir Lassoued, Sébastien Jehanno, Caroline Le Bert.

Et leurs suppléants : Clémence Bonnin, Grégoire Chapuis, Vincent Jurek, Athenais Kouidri, Grégoire Paccou, Kévin Pichenet.

Notre génération vit un tournant politique majeur et déterminant pour l’avenir de la France pays et de l’Union Européenne. Nous avons la responsabilité de conduire les transformations majeures de notre société, qu’elles soient politiques, économiques ou sociales. Nous devons être les acteurs des innovations et défis du XXIe siècle. Ce sont ces innovations et ces défis qui apporteront le progrès social et technologie. Aussi, c’est à nous, jeunes socialistes, d’en être les garants tout en étant à l’avant-garde.

Le monde du travail se transforme et ses mutations sont sources d’inquiétudes. Mais le travail doit rester un moyen d’émancipation et un lieu de lien social.

Les services publics, les administrations et les collectivités subissent des réformes qui impactent fortement nos concitoyens. La circulaire “Action Publique 2022” risque de marquer au fer rouge le service public. Nous devons être vigilants face à ces projets qui auront des effets incertains.

Il s’agira d’une part de refonder le travail dans un contexte de mutation globale, puis de présenter un projet qui garantisse la réduction des inégalités sociales.

C’est l’ensemble de ces éléments qui doit dicter l’action de la gauche pour le futur. Ce sont ces ambitions qui guideront notre refondation.

I – Refonder le travail

1 – Un monde du travail en perpétuelle évolution : valoriser et accompagner chacun.e

Le préambule de la constitution de 1946 précise que “chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances”.

Nous sommes de ceux qui refusons de penser le travail comme un élément voué à disparaître purement et simplement. Le travail est un élément constitutif de nos vies.

Si certains emplois semblent voués à disparaître du fait de la technologie, tant sont encore à inventer. Le numérique donne aujourd’hui la possibilité de nouvelles formes d’emploi, de nouveaux modes de travail. Aujourd’hui, l’ordinateur offre de nouvelles perspectives vis-à-vis des conditions de travail (moins de stress, plus d’autonomie, etc.). Pour autant, il nous faut veiller au respect du droit du travail. Le droit à la déconnexion doit être garanti par la loi. Le tout numérique, ne peut être un moyen efficace de gérer nos sociétés.

Le numérique est un outil intégré de façon inégale dans le monde professionnel mais qui concourt, comme nous le disions, à son évolution. L’exemple frappant de cette évolution de l’emploi c’est le “boom” que connaît le secteur des autoentrepreneurs.neuses, ce statut spécifique développé en 2009 ne cesse de trouver de nouveaux adeptes. Cependant ce régime ne possède pas que des avantages et le devoir du politique est d’accompagner et de protéger davantage celles et ceux qui se lancent dans cette aventure qui n’est pas sans risques.

Internet a révolutionné nos communications. Le télétravail est une réalité pour près d’un cinquième des actifs en France en 2017. Pour autant, la part de salarié.e.s capables de le maîtriser est inégale en fonction du secteur d’activité. Il nous faut donc encourager la formation professionnelle au numérique tout au long de la vie, car elle apparaît comme une nécessité.

L’émancipation par le travail doit également être au coeur de notre projet. Cette approche renvoie autant à la place du salarié dans l’entreprise qu’à son rapport au travail. Le mode de gouvernance, la participation à la gestion et aux résultats doivent assurer le rôle de partie prenante essentielle du salarié dans l’entreprise. Ainsi, dès les années 1970, Michel Rocard définissait avec le concept d’autogestion, un outil d’émancipation des travailleurs vis-à-vis du pouvoir du capital dans les économies libérales ou de l’Etat centralisé dans les économies administrées. Un champ immense de nouvelles conquêtes qui ont trait au partage du pouvoir dans l’entreprise et à la démocratie sociale nous inscrivent dans cet héritage idéologique.

2 – Souffrances et droits des travailleurs : mieux informer et mieux protéger

Nous ne pouvons éluder la question de la souffrance au travail. C’est une réalité pour ceux qui exercent une activité professionnelle difficile et qui subissent au quotidien douleurs physiques ou psychiques et injonction à la rentabilité. La durée du temps de travail durant la vie s’allonge et les disparités s’accroissent entre les professions en terme d’usure physique et psychique. La course à la productivité se fait au détriment des employé-e-s dans un marché du travail sous tension, en particulier pour les emplois peu ou non qualifiés.

Attaché.e.s à la justice sociale, nous devons protéger les salarié.e.s par un droit du travail qui leur permet de ne pas être directement sous la crainte de la perte d’emploi pour négocier. Il est nécessaire que les salarié.e.s puissent avoir l’appui de syndicats, d’un CHSCT, pour mieux se défendre.

Si l’égalité salariale a été un de nos combats lors du quinquennat précédent, il serait irréaliste de penser que les inégalités entre les sexes se sont arrêtées. Aussi, la question de l’égalité doit être reposée. Il est de notre devoir d’agir pour que les mentalités changent. Les CDD et temps partiels sont aujourd’hui trop souvent occupés par des femmes. L’Etat doit investir pour leur permettre le juste exercice d’un travail si elles le souhaitent : égalité de salaire, micro-crèches, etc.

Nous devons engager des débats au plus près des professions, au coeur des entreprises. Nous ne devons pas accepter la diminution du coût des licenciements abusifs, la facilitation des licenciements des multinationales en ne considérant que la situation française, la fin des compétences claires et exclusives des CHSCT…

II – Réduire les inégalités : un chantier national et européen

1 – Les services publics : un bien commun

Les services publics sont un bien commun qui appartiennent à toutes et à tous et auxquels toutes et tous devraient avoir accès, quelles que soit leur situation de vie. Permettre à toutes et à tous l’utilisation des routes, l’accès à l’eau, à l’électricité, à un service d’assainissement, le droit à l’éducation, aux soins, à la justice, à la police. C’est l’un des moyens, si ce n’est le seul, qui prouve que l’idéal républicain d’égalité a encore du sens. Supprimer des services ou les rendre de facto inaccessibles aux plus modestes ou aux personnes vivant en milieu isolé (eau trop coûteuse, école trop lointaine..) c’est assurer le renforcement des inégalités socio-économiques et abandonner une partie du territoire de la République. Nous devons être fiers d’avoir un des services publics les plus présents et les plus performants d’Europe.

Le service public ne doit pas être pensé uniquement sous le prisme de son coût. Oui, il est nécessaire de réformer l’imposition locale et nationale pour plus de justice et oui, certains services publics doivent être optimisés pour gagner en efficacité auprès de la population.

A preuve, les nombreux retours en régie des services municipaux d’eau potable, ou nos grandes organisations publiques, comme le régime de sécurité sociale ou les caisses de retraites, toujours des modèles et qui savent évoluer et se rationaliser progressivement.

Ces questions financières sont fondamentales, mais elles ne doivent pas être l’alpha et l’oméga de la conception des politiques publiques. Autrement, le politique s’effacerait pour ne laisser la place qu’au technicien. Nous voulons un service public performant, utile, égalitaire, qui réponde aux attentes de tous nos concitoyen.ne.s sans que ne soit faite aucune distinction de revenus ou de lieu d’habitation.

Les solutions pour renforcer le service public ne sont pas pléthoriques, au-delà d’une gestion responsable nécessaire, il faut assumer d’aligner les moyens sur nos ambitions et non l’inverse. Si cela ne se fait pas, la société risque de devenir une société où « les riches doivent être contents d’être riches et les pauvres contents d’être pauvres », comme le dit Luis Regos.

2 – La nécessité d’une harmonisation sociale et fiscale en Europe

Nous sommes profondément européens, et c’est pour cela que nous voulons réformer l’Europe.

En Europe, si les inégalités entre les pays tendent à se réduire progressivement (mais encore trop lentement), les inégalités à l’intérieur des pays augmentent. Et deux domaines posent particulièrement problème : le coût du travail et l’harmonisation fiscale.

Le coût du travail est source de nombreux conflits au sein de l’Union Européenne et depuis la directive Bolkestein, les accusations de concurrence déloyale au sein de l’Union Européenne fleurissent. Cette concurrence est multiforme. L’Allemagne par exemple, s’appuie sur sa proximité géographique avec l’Europe centrale et orientale pour s’en servir comme base arrière de sa puissante industrie, notamment automobile, mais aussi pour faire venir de la main d’oeuvre bon marché. Si les délocalisations au sein de l’Union Européenne sont sources de conflits, notamment sociaux, l’enjeu des déplacements de main d’oeuvre occupe l’espace médiatique, principalement autour de la question des travailleurs détachés. Si la classe politique
française se focalise sur les travailleurs.ses peu qualifié.e.s bulgares et polonais, elle oublie que la France est la 3e exportatrice de travailleurs.ses détaché.e.s, notamment des ingénieur.e.s hautement qualifié.e.s.

Au-delà de la lutte contre la fraude aux travailleurs.ses détaché.e.s, nécessaire et importante, il existe bien une distorsion liée aux différences de fonctionnement de la sécurité sociale. Les pays d’Europe centrale et orientale ont connu des vagues de libéralisation massive, menées tant par la droite libérale que par une gauche acquise au même principe (comme Tusk en Pologne). Cette libéralisation n’est pas sans lien avec la montée de l’extrême-droite dans ces pays. C’est pourquoi, harmoniser par le haut les taux de cotisation et le fonctionnement des systèmes de sécurité sociale devient primordiale.

La concurrence fiscale mène à la baisse le taux d’imposition des sociétés qui a eu pour conséquence une augmentation fréquente de l’imposition des ménages, notamment au travers des hausses de la TVA. La baisse de l’Impôt sur la Fortune annoncée par Macron s’inscrit dans ce mouvement. Comme le soulignait le CAE en 2014, « la concurrence combinée sur les taux et sur les assiettes engendre de nombreuses distorsions et inefficacités : coûts élevés de la mise en conformité pour les entreprises opérant dans plusieurs pays, possibilité multiple d’optimisation fiscale, biais dans les décisions de financement, notamment. ». L’harmonisation fiscale devient donc essentielle, tout comme la définition a minima d’une assiette commune consolidée pour l’IS (ACCIS).

Ainsi, les politiques sociales et fiscales, sont vitales pour re-dynamiser le projet européen et faire avancer les pays dans une même direction. Ce besoin est urgent alors que des pouvoirs à peine démocratiques, souvent d’extrême-droite et hostiles à l’Union Européenne se renforcent. C’est en retrouvant un message positif, en réenchantant le rêve européen, que l’Union Européenne pourra développer une politique humaine et digne pour toutes et tous.

III – Notre futur, notre environnement, nos actes

1 – Être ancrés dans notre environnement

La gauche doit à renouveler ses pratiques pour être de nouveau en phase avec les attentes des citoyennes et des citoyens. La nécessité d’établir des liens solides entre notre mouvement et la société civile apparaît désormais comme indispensable. Aujourd’hui et pour demain, la refondation de notre mouvement doit s’effectuer en concertation avec le monde associatif et syndical au coeur des préoccupations locales.

Si le gouvernement actuel et le Président Macron déclarent tous deux renouveler la politique en intégrant “la société civile”, il apparaît clairement que cette “société civile” n’est pas représentative de la population française. La reconstruction d’un mouvement de gauche en lien avec la société civile doit inclure une plus large diversité d’acteurs : associations, syndicats et organisations de jeunesse. Reprendre contact avec de telles organisations est une nécessité et représente une réelle opportunité, l’opportunité de redonner du sens à nos actions.

Les valeurs que nous portons quotidiennement au sein du MJS se retrouvent également dans la société civile. L’égalité, la fraternité et la solidarité sont des principes essentiels partagés par nos organisations. Aussi, s’impliquer au quotidien et au niveau local dans des projets qui donnent du sens à nos valeurs doit faire parti de notre engagement. Environnement, circuits courts, coopératives locales, nouveaux modes de transport, etc. Nous devons porter nos valeurs au plus près des préoccupations de nos territoires.

Le monde associatif est un tissu de compétences collectives. Il nous faut les associer à nos actions, au niveau local ou national. Seul cela permettra de rendre compte de l’efficacité de notre mouvement à être au coeur des problématiques locales. Chaque fédération doit encourager les contacts avec ces organisations, pour agir de concert face à des décisions injustes ou pour favoriser la mise en place de politiques publiques quand elles apparaissent nécessaires localement.

Ces temps de rencontre avec la société civile doivent être spécifiques et prévus dans chaque fédération. Ils sont aussi les garants d’un mouvement moins vertical et plus ouvert permettant d’engager sereinement la refondation autour d’acteurs divers qui enrichiront nos propositions et amélioreront l’efficacité de nos actions sur le terrain.

2- Les défis de la gauche de demain

Partout en Europe, les gauches réformistes sont moribondes, atteintes des mêmes maux et traversées des mêmes tensions.

Le défi majeur que nous devons affronter est la reconstruction de cette gauche de l’émancipation qui est nôtre. Notre gauche est ancrée dans le réel, à l’écoute des difficultés et des espérances. C’est la gauche que Michel Rocard appelait en son temps les « utopies réalistes».

Le projet ultralibéral porté par le gouvernement d’Emmanuel Macron place la réussite économique et financière comme le seul critère d’intégration et d’émancipation des jeunes dans notre société. Nous nous opposons à ce projet politique au service d’une élite et au détriment des classes populaires, qui renforce la logique de rupture sociale et territoriale entre les Français.

Pour cela nous devons proposer une alternative et donc collectivement définir quelles seront les prochaines grandes conquêtes qu’une gauche de l’émancipation devra porter.

L’émancipation c’est l’affranchissement d’une autorité, d’une domination, d’une contrainte morale ou intellectuelle. C’est l’un des éléments moteur de la transformation de la société, elle permet de se libérer et c’est un outil d’égalité entre les citoyens.

Aussi, nous devons nous interroger sur ce qui restreint les citoyens dans notre société pour définir quelles devront être les prochaines conquêtes d’une gauche de l’émancipation.

Cette quête sera le fil conducteur des transformations de la société que nous porterons.

Notre premier chantier sera d’assurer à chaque citoyen les moyens de sa libération. L’éducation à la citoyenneté, l’accès à la culture et au sport, l’éducation populaire constituent des préalables essentiels à l’émancipation. A travers les services publics de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et des politiques de jeunesse, la République doit assurer à tous les outils de l’affranchissement citoyen et politique.

L’émancipation passe par le travail, nous en avons parlé précédemment, mais elle touche aussi les réformes sociétales que nous revendiquons pour assurer de nouveaux droits aux citoyens. L’égalité femme-homme, les droits des étrangers, la PMA, la GPA, le droit de mourir dans la dignité, les droits des homosexuel.le.s sont autant de progrès que nous entendons approfondir ou conquérir.

L’émancipation renvoie enfin au sujet central qu’est notre démocratie. Afin d’assurer l’émancipation politique de chaque citoyen nous devons porter un nouveau modèle démocratique au sein d’une République décentralisée, articulant démocratie représentative, démocratie participative, et démocratie sociale.

La quête d’émancipation interroge l’ADN même de notre famille politique. Au-delà de la vision programmatique, l’esprit d’émancipation peut être le guide qui oriente une gauche progressiste et conquérante. Notre mouvement doit placer cette ambition au coeur de ses revendications et appliquer ses statuts en faisant de l’éducation populaire à la citoyenneté sa priorité.

Conclusion :

Les mesures et projets que nous appelons de nos voeux dans cette contribution répondent aux enjeux hérités des générations passées. Ils permettront de créer une société à même de répondre aux défis de demain. C’est grâce à cela que chaque citoyen.ne pourra trouver sa place, se réaliser, être reconnu.e.

Alors qu’Ali Baba, le géant chinois de la consommation, ambitionne de devenir la 5e économie mondiale, la lutte entre les pouvoirs politiques souverains des Etats et les pressions des plus grandes multinationales s’intensifiera certainement quant à la production de l’appareil législatif. Cela est d’autant plus probable que la masse d’informations collectées par les géants du net peut permettre à ces groupes de développer une biopolitique totalement inédite. Cette biopolitique sera d’autant plus inquiétante qu’il ne s’agira pas de contrôler et de discipliner une population mais d’aiguiller et de contrôler les consommateurs.trices. La souveraineté numérique avec la protection de la vie privée des milliards d’utilisateurs.trices des réseaux est un
champ encore en devenir.

A cela s’ajoute le développement des intelligences artificielles qui commencent à peine à révolutionner le fonctionnement de nos sociétés. Les solutions métiers liées à l’IA sont encore balbutiantes mais prennent de l’ampleur et modifieront la structure du marché du travail et les tâches effectuées, non seulement des travailleurs.ses les moins qualifié.e.s mais aussi de travailleurs.ses qualifié.e.s comme les firmes d’avocat qui aux Etats-Unis testent ce type de produit.

Si nous voulons pouvoir aborder sereinement ces enjeux, c’est bien immédiatement qu’il faut agir en faisant de la France une société forte et souple, ouverte sur le monde, adaptée à la mondialisation, solidaire et écologique et qui reconnaît à chaque individu sa place et son utilité dans la construction de la société de demain, en un concept, social-démocrate.

Ces projets et ces idées feront la société de demain, si nous sommes en capacité de les porter avec une gauche claire et solide. La gauche sera plus forte si elle arrive à se ré-inventer et à re-definir clairement son logiciel idéologique, en lien notamment avec la société civile. Enfin, nous pensons, que c’est une fois ces réflexions menées et abouties, qu’elle arrivera à remettre en mouvement ses militant.e.s et ses concitoyen.ne.s, autours d’ambitions communes, à commencer par celle d’un monde plus juste et d’un futur meilleur pour chacun.