« La France de 2025 » : le gouvernement conjugue au futur

 

Séminaire gouvernemental et visite au Fac Lab Universite de Cergy Pontoise

Lors de son entretien télévisé du 14 juillet, le président de la République avait exprimé sa volonté d’agir sur le temps long et de préparer la France de demain. François Hollande a ainsi souhaité que l’ensemble de l’équipe gouvernementale prenne le temps, en amont du Conseil des ministres du 21 août, de réfléchir aux chemins qu’il convient d’ouvrir, aux défis qu’il va falloir relever pour que la France soit, d’ici à dix ans, plus juste, plus forte, plus prospère.

Comme l’a souligné le Premier Ministre à l’issue du séminaire gouvernemental, cet exercice de prospective aurait dû être être initié il y a dix ans. Nous ne pouvons, une fois de plus, que regretter la vision à court terme de la droite ces dernières années aux affaires.

La responsabilité du gouvernement est bien entendu d’agir en fonction des priorités les plus urgentes et cela a été engagé il y a plus de quinze mois. Conformément aux engagements présidentiels, de nombreuses mesures ont été prises pour accomplir le redressement dans la justice. Retour progressif à l’équilibre budgétaire pour désendetter le pays, pacte pour la compétitivité et l’emploi pour soutenir les acteurs économiques, loi sur la sécurisation du travail, engagement en faveur d’une refondation de l’école de la République, plan pour le logement, et très bientôt réformes des retraites et de la formation professionnelle.

Mais au-delà de cette gestion des affaires courantes, aussi importantes soient elles, il est du devoir de l’exécutif socialiste de préparer le changement dans la durée. La France a des raisons d’être optimiste et ses forces vives doivent se mobiliser dès à présent. Ne nous y trompons pas : on ne prépare pas l’avenir d’un pays en s’y prenant la veille. “Les Nations qui réussissent sont celles qui se projètent dans l’avenir”, a déclaré Jean-Marc Ayrault. A titre d’exemple, il fallut dix ans à la Suède, alors dans une crise économique profonde, pour réformer son système de retraites : une réforme qui porte aujourd’hui ses fruits, fondée sur un consensus politique solide et dont la mise en oeuvre n’a été possible qu’à l’issue d’un long processus de prospective et de réflexion.

“Gouverner, c’est prévoir”, disait Emile de Girardin. Agir aujourd’hui sur les défis que la France doit relever en 2013, sans réfléchir plus avant dans le temps, c’est prendre le risque de mauvaises décisions, d’investir dans des voies sans issues, de rater, en somme, le train du progrès économique et social.

Ce séminaire n’est que la première étape d’une démarche nouvelle : une méthode de concertation qui s’inscrit dans la suite logique du rapport de Louis Gallois sur la compétitivité française et plus généralement dans la manière dont sont menées actuellement les grandes réformes. Faire s’entendre l’ensemble des acteurs économiques, sociaux et politiques autour d’une ambition pour la France : voilà ce que souhaite le président de la République. Un projet va être rédigé par le Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP). Ce document portera sur cinq enjeux jugés prioritaires : l’avenir de notre modèle de production, la réforme de notre modèle social, le modèle de croissance et de financement, les mutations de la société française et la question du vivre-ensemble, le projet européen.

C’est de nouveau la preuve que le gouvernement, qui se refuse à opposer temps court et temps long, urgence et vision stratégique, porte la volonté d’adapter notre modèle économique et social à la mondialisation, de donner corps à la République du progrès.

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