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L’Europe de la mobilité ou le défis de la réduction des inégalités. Pour une justice sociale européenne

Contribution fédérale des Jeunes Socialistes du Val-de-Marne

L’Europe de la mobilité ou le défis de la réduction des inégalités. Pour une justice sociale européenne

Le défis de la gauche française n’est plus de faire croire en l’Europe mais, de faire croire en une Europe de justice sociale.

Notre Europe n’est pas celle de l’économie de marché absolu, devant primer sur les normes sociales. La justice sociale européenne est possible, elle est même indispensable pour faire l’Europe. La différence entre la droite et la gauche est d’autant plus criante au niveau européen, qu’on ne peut en vérité s’étonner du dumping social organisée par l’administration Junker.

Pour une identité européenne cosmopolite

On ne peut pas attendre de nos concitoyens, notamment de nos jeunes concitoyens, qu’ils revendiquent une identité européenne s’ils n’ont aucun élément à comparer, s’ils n’ont pas des liens à créer avec d’autres européennes.

Notre identité européenne est loin de cette absurdité selon laquelle l’Europe serait exclusivement chertienne, ou de « race blanche » comme pourrait tristement le dire Nadir Morano. Notre Europe se situe d’abord sur le plan des valeurs : celle de l’universalité, de la paix, de l’union des peuples par dela toutes leurs differences.

Cette idée est également à construire. Nous avons des pages blanches à remplir. Notre Europe est celle où les Etats convergent, non pas pour une économie de marché, ni même pour un accroissement parfois irréfléchis des libertés. Notre Europe est celle qui permet une harmonisation des normes sociales vers le haut, c’est celle qui s’inspire de ce qu’il y a de meilleurs pour les peuples.

Notre Europe est à l’avant garde des grands défis du XXIe siecle à commencer par l’écologie, l’éducation et l’oeuvre pour la paix. Notre Europe est celle qui a une voix écouté dans le monde entier.

Erasmus pour tous

Erasmus est un outil qui a démontré son utilité dans la pérénisation des amitiés entre les États membres.

C’est un moment où étudiantes et étudiants peuvent échanger pas seulement une langue, mais une culture, un point de vu sur la société…

Le problème est celui-ci, quoiqu’on en dise, y compris en matière d’apprentissage, ceux qui en bénéficient sont des jeunes déjà pour l’essentiel informé des enjeux européens, qui ont ou auront l’occasion dans leur vie professionnelle de voyager, travailler, voire même fonder leur vie de famille dans un Etats européen autre que la France.

Nous devons faire bouger les chose. Nous permettre à tous les jeunes de partir au moins un semestre dans un Etat européen. Cet échange doit se faire sans condition de diplôme, d’emploi ou d’inscription dans un établissement d’enseignement.

L’égalité par la mobilité

Nous devons lancer un grand débat sur la circulation de nos données. Vouloir faire une mobilité européenne sociale c’est accepter un massif partage de nos données à travers les infrastructures de transports des États membres. L’enjeux des libertés publiques y est central.

L’enjeux est également social car une mobilité sociale, c’est une mobilité qui s’intéresse aux écarts de revenus et de patrimoine, aux différences de situation familiale etc… bref, notre mobilité européenne est celle qui permet l’accès universel aux transports.

Un billet de train a un coût, et ce coût peut être ressentie de différent manière selon sa situation économique. À cela il faut ajouter que nous voulons une mobilité propre et surtout digne. La loi Macron libéralisant le secteur du transport routier peu séduire, certes, et sans doute était-il utile pour beaucoup de nos concitoyens. Mais, la réalité est qu’une nouvelle disparité social apparaît : celle de ceux qui devront péniblement faire des heures et des heures de car pour arriver à une destination européenne, quand d’autres auront la possibilité de le faire en un rien de temps.