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« Muscle ton jeu Robert ! » Pour un mouvement des Jeunes Socialistes sportif

Contribution fédérale des Jeunes Socialistes de l’Aisne

« Muscle ton jeu Robert ! »
Pour un mouvement des Jeunes Socialistes sportif

La gauche et les socialistes ont toujours mis en avant le sport ainsi que les valeurs sportives. Nous pouvons retenir notamment l’action de Léo Lagrange, Ministre des sports et des loisirs dans le gouvernement du Front populaire jusqu’à l’organisation de l’Euro 2016 en passant par l’Euro 1984 organisé en France.

Le Parti socialiste doit se refonder, le Mouvement des Jeunes Socialistes aussi.
Nous devons sortir des cadres conventionnels qui ont façonné le chemin de l’entre-soi dont nous subissons les effets aujourd’hui. Cette contribution, bien d’une allure divertissante, porte l’ambitieux projet de changer nos pratiques militantes.

Faire du mouvement des Jeunes Socialistes un mouvement d’éducation populaire

L’éducation populaire manque cruellement aux mouvements politiques de gauche. Rare sont les mouvements qui arrivent à préserver un lien culturel fort avec leurs sympathisants et plus généralement nos concitoyens.
Nous avons un défis à relever : celui d’intéresser nos concitoyens à nouveau à la politique. Nous devons surtout leur donner envie de s’engager. De s’engager jeune. Notre responsabilité est de faire parvenir les appareils politiques aux classes populaires pour qu’elles se l’approprient.

Ouvrir notre mouvement par ce biais va mécaniquement développer chez nos propres camarades une protection contre les dangers de l’enfermement sur nous même. Si nous arrivons à renouer du lien avec les jeunes, ce sera notre devoir d’y associer nos aînés.

Nos propositions

Il est déterminant aujourd’hui d’intéresser les jeunes à la politique. Notre génération arrive à ne parfois plus se sentir concernée et finit par s’éloigner des mouvements de jeunesse et des partis politiques.

Partant du constat que le football est un sport populaire et des plus présents dans la vie de nos jeunes concitoyennes et concitoyens, par sa facilité d’accès, il apparaît intéressant d’étudier les propositions suivantes :

– Étudier la création d’une branche sport chargée d’organiser des tournois de football inter-fédéraux et inter-mouvements jeunes. Un partenariat avec la FSGT serait alors une option envisageable.

– Renforcer la collaboration du MJS avec le Parti socialiste en lui permettant de s’y associer, voire d’organiser en commun certaines rencontres amicales.

– Profiter des événements sportifs pour encourager les fédérations à organiser des moments conviviaux autours de retransmissions sportives et ouvrir aux jeunes sans forcément avoir d’ordre du jour formel.

Offrir des cadres d’échanges aux fédérations

Échanges entre fédérations.
Notre mouvement aura tout à y gagner. Les CCR sont en état de léthargie. Ici, le CCR ou une instance trans-régionale pourrait être en mesure d’organiser ses rencontres et vivifier enfin ses compétences par l’obligation d’organiser des tournois.

Échanges pour les fédérations.
Cet outil permettrait aux fédérations de faciliter son contact avec les jeunes. Rare sont les jeunes spontanément intéressés par une diffusion de la vie de Jean Jaurès (tort à eux bien-sûr), plus nombreux sont celles et ceux qui pourraient être intéressés par une diffusion d’un match ou l’organisation d’un match.

Sport et socialisme : deux véhicules pour des mêmes valeurs

Le sport est un outil d’apprentissage permanent où on y enseigne des règles complexes, comme le dépassement de soi, le travail d’équipe ou encore le courage des affrontements. C’est aussi un endroit où on assume des choix, où on porte des tactiques sur le terrain, gagnante ou perdante, mais où on essaye d’apprendre de ses erreurs.

C’est aussi un endroit où on apprend des notions plus élémentaires comme ne pas marquer un but contre son camp durant un match, ou encore où il est demandé de défendre les couleurs d’une équipe, pas de deux, de trois ou de dix-sept, mais une seule couleur, celle de son équipe.

Alors que Paris a été choisi comme ville hôte pour les jeux olympiques de 2024, le sport sera dans les prochaines années un vecteur fort qui va permettre de renforcer le vivre ensemble, la cohésion et l’éducation des générations futures.
Dès aujourd’hui, c’est ce “vivre ensemble”, cette “cohésion” qu’il nous faut renforcer chez les Jeunes Socialistes.

La refondation de nos pratiques militantes ne doit avoir peur ni de l’audace ni de l’imagination. La gauche doit muscler son jeu en matière d’éducation populaire, autrement elle ira vers de graves déconvenues.