psychologie

Organisation et remboursement de la psychologie

Résolution présentée par la fédération du Maine-et-Loire (49)

À notre époque où la dépression est un véritable enjeu de société, la gauche se doit d’être en avant garde sur les sujets de psychologie.

Aujourd’hui en France, la psychologie n’est pas suffisamment reconnue par l’État et par les citoyens comme une thérapie sérieuse. Il y a sans doute tout d’abord une méconnaissance de la nécessité à se faire suivre dans certaines circonstances, mais aussi un certain mépris autour de l’image de l’homme allongé sur son canapé à raconter ses malheurs. La stigmatisation des personnes ayant recours à ce type de consultations est assez fréquente alors qu’aller voir un spécialiste est parfois nécessaire. Il est de notre devoir d’informer sur ces questions afin de déconstruire les préjugés sur la psychologie.

Par ailleurs, mieux encadrer cette profession reviendrait à mieux la valoriser. De nombreux citoyens ne franchissent pas la porte du cabinet sans avoir au préalable été conseillé par un proche, cela dénote un manque de confiance en ces spécialistes. Pour autant le besoin de suivi psychologique est énorme : le 7 janvier 2015 on estimait que 2 travailleurs sur 10 étaient victimes de ce que l’on qualifie burn-out. Actuellement certains ressentent une véritable méfiance vis-à-vis de la pratique, parfois même une peur de se faire escroquer. Il faut donner plus de poids juridique au code déontologique actuel afin qu’il ait un véritable sens pour les Français.

Aussi, le psychologue n’est pas reconnu comme professionnel de santé par le code de la santé publique et ne peut pas émettre de feuilles de soins. Changer cela pourrait permettre aux médecins généralistes de prescrire des séances chez un psychologue comme on prescrit des séances chez le kinésithérapeute. Cela aurait notamment pour effet un accès au remboursement par la sécurité sociale. Sachant qu’il est parfois nécessaire de suivre un nombre de séances important pour que la cure ait un sens, le prix de la consultation est un enjeu majeur. Permettre un remboursement partiel voir total, c’est rendre l’accès à la psychologie possible à tous. Il n’est pas question ici de rendre systématique le rendez vous psychologique pour chaque petit tracas, c’est tout simplement permettre aux citoyens qui passent des moments difficiles de se faire suivre et accompagner par des professionnels de confiance à des prix raisonnables, dans le cadre d’un parcours de soin cohérent et coordonné.